Migrants ou réfugiés : Que leur cri devienne le nôtre !

PAYS : Autres Pays
DATE DE PUBLICATION : mardi 19 janvier 2016
CATEGORIE : Articles
THEME : Société
AUTEUR : Redaction

Le 17 janvier dernier a été célébrée la 102ème Journée mondiale du migrant et du réfugié. Les années se suivent et se ressemblent. Des milliers de personnes, de tous les pays et de tous les continents, sont jetées sur le chemin de l’exil chaque année. Certains, avec un peu de chance, reviendront un jour sur leur terre natale. D’autres ne reviendront plus jamais. Ces dernières années, la méditerranée est devenue un gigantesque cimetière à ciel ouvert.

Migrants, réfugiés, dos mouillés, sans papiers, etc. tels sont les nombreux sobriquets auxquels ils sont affublés. Pourtant nul n’est étranger sur terre. Nous héritons tous de la terre. L’expression de l’appartenance à une classe donnée n’est rien d’autre que la résultante de notre égoïsme.

En ce jour, nos pensées vont à l’endroit des migrants et des réfugiés, victimes de politiques inadaptées et de l’égoïsme de l’humanité.

Droit Libre TV invite à méditer cette phrase du pape François : « Ne tombons pas dans l’indifférence qui humilie, dans l’habitude qui anesthésie l’âme et empêche de découvrir la nouveauté, dans le cynisme destructeur. Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l’aide. [...] Que leur cri devienne le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière d’indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme. »

L’État burkinabé a pris des mesures notables pour faire respecter les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles, comme le droit international l’y oblige. Alors que le 1er juin se rapproche, nous espérons qu’il tienne sa promesse de fournir des services de planning familial gratuits et aille beaucoup plus loin afin de garantir que ces services soient véritablement accessibles, et ce de façon équitable, à toutes les femmes et les filles, peu importe où elles vivent, et que les autres obstacles qui entravent l’accès à la contraception, comme le manque d’information, soient éliminés grâce à une campagne globale de sensibilisation au niveau national.

Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale

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