Étudiants tchadiens de 2IE : de statut d’étudiants à celui de SDF

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : jeudi 24 mars 2016
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Education
AUTEUR : Masbé Ndengar

Ils sont au nombre 315 à être expulsés de l’Institut international de l’ingénierie, de l’eau et de l’environnement (2IE) de Ouagadougou au Burkina Faso. Ils, ce sont les étudiants boursiers de l’État tchadien. Le péché qu’ils auraient commis est que leur pays, le Tchad n’a pas honoré ses engagements vis-à-vis de leur établissement par le paiement de leurs frais scolaires. Trois années d’arriéré qui s’élèvent à 1 milliard 900 mille fcfa environ, l’établissement n’en pouvait plus et a procédé à l’expulsion des étudiants des cours et des cités universitaires.

Devenus Sans domicile fixe (SDF), ils ne savent plus où donner de la tête. Ils décident donc de camper à leur ambassade au Burkina Faso avec une seule exigence à l’endroit de leur pays : honorer ses engagements afin qu’ils retournent au cours et préparer leur avenir.

L’État burkinabé a pris des mesures notables pour faire respecter les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles, comme le droit international l’y oblige. Alors que le 1er juin se rapproche, nous espérons qu’il tienne sa promesse de fournir des services de planning familial gratuits et aille beaucoup plus loin afin de garantir que ces services soient véritablement accessibles, et ce de façon équitable, à toutes les femmes et les filles, peu importe où elles vivent, et que les autres obstacles qui entravent l’accès à la contraception, comme le manque d’information, soient éliminés grâce à une campagne globale de sensibilisation au niveau national.

Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale

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