Comité des droits de l’homme des Nations Unies : L’Etat du Burkina Faso à la barre

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : vendredi 24 juin 2016
CATEGORIE : Articles
THEME : Justice
AUTEUR : Redaction

Les 27 et 28 juin prochain, l’Etat du Burkina Faso sera évalué pour la première fois devant le Comité des droits de l’homme des Nations Unies à Genève. Cet examen vise à rendre compte de la situation des Droits Civils et Politiques (DCP) depuis la ratification du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques (PIDCP) le 04 janvier 1999 par le pays.

En effet, les Etats sont tenus de soumettre un rapport initial faisant état de la situation des DCP dans leurs pays après la ratification de l’instrument, puis des rapports réguliers tous les 05 ans qui font état des avancements, obstacles ... et qui tiennent compte des précédentes recommandations du Comité. Aussi, lors de l’examen, il est de coutume dans la pratique pour les experts de formuler des recommandations à l’Etat pour un meilleur respect des droits de l’homme.

Le PIDCP donne aussi la possibilité aux Organisations de la Société Civile (OSC) de participer au processus d’examen de leurs Etats en soumettant au Comité des rapports alternatifs, qui sont des contres-rapports, sur la situation des DCP. C’est ainsi que la société civile burkinabè à travers le « comité national pour les droits civils et politiques », composé du CIFDHA, d’Amnesty International Burkina, du MBDHP, de l’association Semfilms, du MBEJUS et du CQDJ, a soumis un contre rapport. Ce groupe d’OSC veut pointer du doigt les réalités du terrain devant les experts du Comité. Au regard des rapports reluisants que présentent généralement les Etats devant les institutions et partenaires internationaux, ces organisations veulent donner un autre son de cloche que celui de l’Etat burkinabè et laisser les experts apprécier. Nous y reviendrons.


Ismaël COMPAORE

« Le rôle des intellectuels n’est pas de participer à la lutte pour le pouvoir. Encore moins de chercher à l’exercer. Leur rôle est, précisément, de se dessaisir autant que possible de tout pouvoir, de renoncer à l’exercice de tout magistère. Il n’est pas d’interpeller qui que ce soit. Il est de se faire, pour une fois, les maîtres de l’ascèse. »

Achille MBEMBE, historien et politologue camerounais in « Le lumpen-radicalisme et autres maladies de la tyrannie », publié dans le MONDE Afrique

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