Immigration clandestine : Daloa se vide de ses jeunes !

PAYS : Côte d’Ivoire
DATE DE PUBLICATION : vendredi 25 novembre 2016
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Société
AUTEUR : Abdoulaye Koné

Nous sommes à Daloa (Côte d’Ivoire). Ici tous les jeunes rêvent de l’eldorado. Comme des voyageurs ordinaires, ils embarquent à bord de mini cars ou de bus, direction le Burkina Faso, le Niger, puis la Libye pour traverser la méditerranée. Il faut aller en Europe à tout prix.

Pour ces jeunes, rester en Afrique c’est faire vœux de pauvreté à vie. Le bonheur se trouve alors de l’autre côté de la rive, vers l’inconnu. Le manque le travail, la mauvaise gouvernance, la crise post-électorale sont entre autres les facteurs qui contraignent les jeunes à prendre le chemin au péril de leur vie. Ils font le tout pour le tout pour réunir la somme de 500 000fcfa afin de partir.

Pendant ce temps, Daola se vide de ses bras valides. De mécaniciens aux techniciens bâtiments, commerçants, cultivateurs, aides maçon en passant par les ouvriers, intellectuels ou analphabètes, hommes et femmes sans oublier les enfants, le phénomène touche toutes les couches de la société ivoirienne. Cette situation préoccupante semble laisser indifférentes les autorités ivoiriennes. Rien n’est fait pour limiter cette course affolée et effrénée vers un eldorado qui n’existe que de nom.

« La paix, c’est aussi l’Iran et l’Irak. Combats fratricides complexes, incompréhensibles ; où l’on ne sait plus qui est dans quel camp, tant les imbrications sont nombreuses. Mais où l’on peut retenir simplement que ces armes dont les cliquetis signifient la mort chantent aussi la tristesse pour les femmes, les enfants, les vieillards, ces armes-là, sont fournies chaque jour par ceux qui se nourrissent du sang des autres, par ceux qui jubilent lorsque le fer tue et que le feu brûle ».

Thomas SANKARA, le 17 novembre 1986 lors de la visite de François Mitterrand à Ouagadougou.

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