Burkina : RTB condamne une « immixtion inacceptable » du ministre de la communication

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : mercredi 8 novembre 2017
CATEGORIE : Blog
THEME : Médias

A travers la note suivante, la rédaction de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB-Télé) donne des précisions sur l’annulation de l’émission "Sur la brèche" prévue le dimanche 05 novembre 2017.

Suite à la polémique née du rendez-vous manqué de l’émission « Sur la Brèche » du dimanche 5 novembre 2017, avec pour inviter Monsieur Tahirou Barry, ministre démissionnaire, la Rédaction de la Télé apporte cet éclairage. Au moment où l’animateur, Jérémi Sié Koulibaly réglait les derniers détails de l’émission sous la coordination du Rédacteur-en-chef Jean Emmanuel Ouedraogo, il a été interpelé par le Directeur de la télévision, Monsieur Yakouba Bonkoungou pour lui signifier l’impossibilité de recevoir son invité.

A l’issue d’une rencontre tenue aujourd’hui entre les journalistes de la rédaction et la hiérarchie, le directeur de la télévision, Monsieur Yakouba Bonkoungou a avoué avoir reçu des injonctions du ministre de la communication, Monsieur Rémis Fulgance Dandjinou de ne pas recevoir Monsieur Tahirou Barry pour les raisons suivantes :
-  La prise de fonction du nouveau ministre de la culture, des Arts et du Tourisme ;
-  L’interview que le Président du Faso devait accorder à TV5
- La situation nationale

Tout cela s’est déroulé à l’insu de la Directrice Générale de la RTB, Mme Danielle Bougaire.

Par conséquent, la rédaction condamne cette immixtion inacceptable qui porte atteinte à la liberté d’informer, au principe de service publique qui garantit aux citoyens l’accès équitable aux médias publics et expose les journalistes à la vindicte populaire, en dépit des saccages que les locaux de la RTB ont subis en octobre 2014.

Les journalistes de la télévision prennent l’opinion publique à témoin et invitent les autorités politiques au respect strict de la liberté de presse et du principe de service publique comme cela est inscrit dans les statuts de la RTB.


La Rédaction Télé

L’État burkinabé a pris des mesures notables pour faire respecter les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles, comme le droit international l’y oblige. Alors que le 1er juin se rapproche, nous espérons qu’il tienne sa promesse de fournir des services de planning familial gratuits et aille beaucoup plus loin afin de garantir que ces services soient véritablement accessibles, et ce de façon équitable, à toutes les femmes et les filles, peu importe où elles vivent, et que les autres obstacles qui entravent l’accès à la contraception, comme le manque d’information, soient éliminés grâce à une campagne globale de sensibilisation au niveau national.

Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale

img