MACO : Dans le couloir de la mort

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : mercredi 24 janvier 2018
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Société
AUTEUR : Mouniratou Lougué

Ils sont condamnés à morts en attendant un éventuel salut. Depuis la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO), trois d’entre eux ont accepté de témoigner à visage découvert sur les raisons de leurs condamnations, leur état d’esprit dans le couloir de la mort, et leur appréhension de l’avenir.

Etre condamné à mort, c’est aussi développer une relation particulière avec les religieux, les gardes de sécurité, et ses codétenus.

Au Burkina Faso, la peine de mort, même si elle est prononcée, n’est pas appliquée, tendant ainsi à se confondre à la condamnation à perpétuité.

« La paix, c’est aussi l’Iran et l’Irak. Combats fratricides complexes, incompréhensibles ; où l’on ne sait plus qui est dans quel camp, tant les imbrications sont nombreuses. Mais où l’on peut retenir simplement que ces armes dont les cliquetis signifient la mort chantent aussi la tristesse pour les femmes, les enfants, les vieillards, ces armes-là, sont fournies chaque jour par ceux qui se nourrissent du sang des autres, par ceux qui jubilent lorsque le fer tue et que le feu brûle ».

Thomas SANKARA, le 17 novembre 1986 lors de la visite de François Mitterrand à Ouagadougou.

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