MACO : Dans le couloir de la mort

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : mercredi 24 janvier 2018
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Société
AUTEUR : Mouniratou Lougué

Ils sont condamnés à morts en attendant un éventuel salut. Depuis la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO), trois d’entre eux ont accepté de témoigner à visage découvert sur les raisons de leurs condamnations, leur état d’esprit dans le couloir de la mort, et leur appréhension de l’avenir.

Etre condamné à mort, c’est aussi développer une relation particulière avec les religieux, les gardes de sécurité, et ses codétenus.

Au Burkina Faso, la peine de mort, même si elle est prononcée, n’est pas appliquée, tendant ainsi à se confondre à la condamnation à perpétuité.

« Aujourd’hui encore, il existe hélas une catégorie d’enseignants irresponsables. C’est surtout eux qui sont à la base des échecs scolaires. Le plus grave est que leurs responsabilités sont parfois voilées par le fait qu’ils ont réussi à transférer à d’autres enseignants des promotions entières d’enfants qu’ils ont mal instruits, mal formés, dévoyés sûrement. Les efforts titanesques des enseignants responsables qui tentent de sauver ces malheureux enfants arrivent trop tard, débouchent fatalement sur des échecs. Il n’y a plus que tristesse et abattement chez ceux dont la conscience est encore vivante. »

Thomas Sankara, ‘Appel de Gaoua sur la qualité de l’enseignement au Burkina Faso – 17 octobre 1986’.

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