Burkina : Protestation contre les moustiques génétiquement Modifiés

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : jeudi 7 juin 2018
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Société
AUTEUR : Kilayé BATIONO

A l’instar des pays d’Afrique subsaharienne, le paludisme constitue la première cause de mortalité au Burkina Faso.

Initié par le gouvernement burkinabè et financé par la Fondation Bill et Melinda Gates, le programme « Targuet Malaria » permettrait de fabriquer en laboratoire des Moustiques Génétiquement Modifiés, capables de neutraliser les anophèles femelles, vecteurs du paludisme, en vue de lutter contre cette maladie tropicale.

Jugeant que les Burkinabè et les Africains « ne sont pas des cobayes », le Collectif citoyen pour l’Agro-écologie (CCAE) monte au créneau pour interpeller le gouvernement et sensibiliser les populations sur la dangerosité d’une telle initiative.

L’État burkinabé a pris des mesures notables pour faire respecter les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles, comme le droit international l’y oblige. Alors que le 1er juin se rapproche, nous espérons qu’il tienne sa promesse de fournir des services de planning familial gratuits et aille beaucoup plus loin afin de garantir que ces services soient véritablement accessibles, et ce de façon équitable, à toutes les femmes et les filles, peu importe où elles vivent, et que les autres obstacles qui entravent l’accès à la contraception, comme le manque d’information, soient éliminés grâce à une campagne globale de sensibilisation au niveau national.

Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale

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