Violations des droits humains en Côte d’Ivoire : Amnesty international tire la sonnette d’alarme

PAYS : Côte d’Ivoire
DATE DE PUBLICATION : lundi 11 février 2019
CATEGORIE : Articles
THEME : Politique

Dans un rapport rendu public ce lundi 11 février 2019, Amnesty Internationale tire la sonnette d’alarme sur les violations répétées des droits humains en Côte d’Ivoire.

Crédit photo : DR


A l’approche de l’élection présidentielle de 2020, l’ONG de défense des droits humains appelle les autorités ivoiriennes à « mettre fin aux arrestations arbitraires et aux actes de harcèlement ciblant des citoyens en raison de leurs opinions jugées critiques et dissidentes, et libérer immédiatement et sans condition ceux qui ont été placés en détention ».

Liberté d’expression en danger

En matière de liberté d’expression, Amnesty international fait le point des « détentions arbitraires de journalistes et blogueurs » dans le pays. Au moins 17 arrestations ont été recensées par l’organisation ces cinq dernières années sans compter les nombreuses sanctions envers les organes de presse critiques des autorités. Ces sanctions, émanant du Conseil National de la Presse, se matérialisent par des interruptions de publications et le payement de lourdes amandes.

Surpopulation carcérale et justice des vainqueurs

Amnesty international révèle qu’en Côte d’Ivoire « au moins 152 personnes sont mortes en détention depuis août 2014. En juillet 2018, environ 16 000 personnes étaient détenues dans 34 prisons, d’une capacité totale de seulement 8 639 places. Parmi les détenus, environ 5 800 se trouvaient en détention provisoire. D’autres étaient retenus dans des centres de détention non officiels, y compris à la DST. »

Aussi, en matière de justice après la crise post-électorale de 2010, l’ONG constate que seuls les partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo sont poursuivis malgré l’engagement du président Alassane Ouattara de rendre justice sur tous les cas de violations des droits humains. Les membres des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) en sont une parfaite illustration. Pour Amnesty International, « ils seraient notamment responsables de la mort de plus de 800 personnes à Duékoué, dans l’ouest du pays, en avril 2011 et de 13 personnes dans le camp pour personnes déplacées à Nahibly, dans l’ouest du pays, en juillet 2012. »

Ismaël COMPAORE

L’État burkinabé a pris des mesures notables pour faire respecter les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles, comme le droit international l’y oblige. Alors que le 1er juin se rapproche, nous espérons qu’il tienne sa promesse de fournir des services de planning familial gratuits et aille beaucoup plus loin afin de garantir que ces services soient véritablement accessibles, et ce de façon équitable, à toutes les femmes et les filles, peu importe où elles vivent, et que les autres obstacles qui entravent l’accès à la contraception, comme le manque d’information, soient éliminés grâce à une campagne globale de sensibilisation au niveau national.

Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale

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