Aissata Diarra : difficile combat pour la survie d’une mère abandonnée

PAYS : Mali
DATE DE PUBLICATION : jeudi 4 avril 2019
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Exclusion sociale
AUTEUR : Ramatoulaye KAMISSOKO

Aissata Diarra vivait au Mali avec ses enfants. Son mari était au Niger. Elle a rejoint ce dernier par la suite. Seulement quelques moments de vie conjugale passés ensemble et le foyer a volé en éclats. Son mari ne veut plus d’elle. La raison ? Aissata l’ignore jusqu’aujourd’hui. Elle retourne au bercail avec ses enfants, malgré elle. Là, elle et ses enfants amorcent une descente aux enfers : même les besoins les plus élémentaires sont difficilement satisfaits. Le malheur ne vient jamais seul. Ainsi, son père sur qui elle pouvait compter est aussi décédé.

Malgré qu’elle ignore ce qui a mis fin à son mariage, elle dit être prête à pardonner à son mari car elle l’aime toujours.

« La paix, c’est aussi l’Iran et l’Irak. Combats fratricides complexes, incompréhensibles ; où l’on ne sait plus qui est dans quel camp, tant les imbrications sont nombreuses. Mais où l’on peut retenir simplement que ces armes dont les cliquetis signifient la mort chantent aussi la tristesse pour les femmes, les enfants, les vieillards, ces armes-là, sont fournies chaque jour par ceux qui se nourrissent du sang des autres, par ceux qui jubilent lorsque le fer tue et que le feu brûle ».

Thomas SANKARA, le 17 novembre 1986 lors de la visite de François Mitterrand à Ouagadougou.

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