Liberté de la presse 2019 : le Burkina Faso classé parmi les réussites du continent Africain

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : vendredi 19 avril 2019
CATEGORIE : Articles
THEME : Médias

Le pays du célèbre journaliste d’investigation Norbert Zongo a visiblement de quoi se réjouir. Le dernier rapport de "Reporters Sans Frontières" (RSF) classe le Burkina Faso 5 places plus haut par rapport à 2018. « Le Burkina Faso se classe parmi les réussites du continent africain en matière de liberté de la presse... », précise le rapport. En effet, le pays occupe la 36ème place au plan mondial.

RSF dans son dernier rapport, estime qu’au Burkina Faso, le « paysage médiatique est dynamique, professionnel et pluraliste ». Il est vrai qu’à la faveur de l’insurrection de 2014 et du départ du président Blaise COMPAORE, la presse a connu une ascension et un développement fulgurant.

Il est mentionné dans le rapport qu’aucune exaction n’a été commise durant la période envers la presse au Burkina Faso. Cependant, cette liberté demeure fragile. Le pays des Hommes intègres est désormais 5ème en Afrique devant le Sénégal (49ème), la Côte d’Ivoire (71ème), le Niger (70ème) etc. Seuls la Namibie 23 (a gagné 3 places), le Cap-Vert 25 (a gagné 4 places), le Ghana 27 (a perdu 4 places) et l’Afrique du Sud 31 (a perdu 3 places) devancent le Burkina Faso.

Du classement global, il ressort que l’Afrique enregistre la plus faible dégradation régionale de l’édition 2019 du Classement mais aussi certaines des plus fortes évolutions de l’année écoulée. Les méthodes d’entrave comme les coupures d’accès à Internet, le musèlement de la presse ont toujours cours dans certains pays en Afrique tels que le Cameroun. Le changement de régime a permis à l’Ethiopie par exemple de faire un bon de 40 places et à la Gambie de gagner 30 places. Cependant le Congo RDC reste 154ème et la Somalie 164ème, région la plus meurtrière pour les journalistes.

Le contexte global n’est cependant pas reluisant dans les 180 pays étudiés par RSF. En effet, durant l’année d’étude écoulée, 6 journalistes ont été tués, et on dénombre à ce jour, 170 journalistes et 16 collaborateurs emprisonnés dans le monde. A cela il faut ajouter Lyra McKee, une journaliste nord-irlandaise, morte dans la nuit du 18 avril 2019, alors qu’elle couvrait des violences en cours dans la ville de Londonderry en Irlande du Nord.

Le classement 2019 de RSF, ou la « montée de la peur », montre toute l’étendue du travail qui reste à accomplir en matière de liberté de presse dans le monde.

Synthèse : Rosalie KONKOBO et Aristide OUANGRE (Stagiaires)

L’État burkinabé a pris des mesures notables pour faire respecter les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles, comme le droit international l’y oblige. Alors que le 1er juin se rapproche, nous espérons qu’il tienne sa promesse de fournir des services de planning familial gratuits et aille beaucoup plus loin afin de garantir que ces services soient véritablement accessibles, et ce de façon équitable, à toutes les femmes et les filles, peu importe où elles vivent, et que les autres obstacles qui entravent l’accès à la contraception, comme le manque d’information, soient éliminés grâce à une campagne globale de sensibilisation au niveau national.

Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale

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