REN-LAC : Sagado NACANABO prend les rênes

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : samedi 27 avril 2019
CATEGORIE : Articles

Le Réseau National de Lutte Anti-Corruption (REN-LAC) a tenu sa 19ème Assemblée Générale Ordinaire du 25 et au 26 avril 2019 à Ouagadougou. Une rencontre au cours de laquelle les organes dirigeants du REN-LAC ont été renouvelés , en plus de la proclamation et la remise des prix de la lutte anti-corruption (PLAC) édition 2018, aux différents lauréats à la clôture.

L’Assemblée Générale a élu une nouvelle équipe dirigeante. Laquelle équipe est composée de huit (08) membres dont quatre (04) hommes et quatre (04) femmes avec à sa tête Sagado NACANABO comme Secrétaire exécutif pour un mandat de trois (03) ans. Et le secrétaire exécutif sorti, Claude WETTA, s’est vu élever au rang de membre d’honneur.


Sagado NACANABO, nouveau S.E du REN-LAC

Pour Sagado NACANABO, « la tendance à la hausse de la corruption constatée par les derniers rapports des structures de lutte contre la corruption constitue une interpellation pour tous les secteurs engagés dans la lutte pour une gouvernance vertueuse ». Ainsi le réseau se doit de continuer ses missions de sensibilisation.
Comme chaque année le REN-LAC n’a pas manqué au principe de redevabilité envers ses membres. Il s’est agi durant les 48 heures de travaux de l’examen et de la validation du rapport d’activités et financier de l’année 2018, du plan de changement et le budget de l’année 2019, et de la relecture des textes qui régissent la vie du réseau.
A l’issue des travaux, le REN-LAC reste convaincu que « l’implication effective des populations dans le suivi des politiques publiques à travers la veille et le contrôle citoyen constitue l’arme la plus redoutable » pour endiguer la corruption, aux dires du nouveau secrétaire exécutif. Le réseau a également annoncé la création en cours cette année de comités de suivi-citoyen des prestations de services(CSCPS) de même que l’animation de sa plateforme ‘’ www.veenem.bf.

17e PLAC, le genre à l’honneur


Au cours de la cérémonie de clôture a eu lieu la proclamation des résultats du Prix de la Lutte Anti- Corruption (PLAC), édition 2018. Le PLAC est une initiative annuelle du REN-LAC pour récompenser les journalistes qui se sont illustrés dans la dénonciation des faits de corruption au cours de l’année à travers leurs productions. Sont primées les trois meilleures œuvres en presse écrite et en radio. Pour cette édition, 17eme du genre, ce sont au total 67 articles dans ces différents genres rédactionnels en presse écrite issus de 6 organes de presse et 07 œuvres de 5 radios du Burkina qui ont été soumis au jury présidé par Arsène Evariste Kabore.

Cette année, c’est le genre qui occupe les premières places, ce qui n’a pas manqué à l’appréciation du jury. Ainsi les journalistes Mariam OUÉDRAOGO de Sidwaya et Emeline ZOUGMORE / TAGNABOU de la RTB, ont remporté les premiers prix respectivement en presse écrite et en radio. Selon le président du jury, ce choix se justifie par la qualité et la pertinence des œuvres produites par ces deux journalistes.


Les lauréats : Mariam SAWADOGO en rouge, à l’extrême droite

Pour l’occasion deux chef-d ‘œuvres ont prévalu à la distinction de la lauréate en presse écrite, Mariam Ouédraogo. Il s’agit des enquêtes intitulées : « CMA de Batié. Un échographe disparu, les coupables introuvables », paru dans sidwaya n° 8803 du 27 décembre 2018. Et de « Dépôt pharmaceutique du CMA de Batié, 5 millions de francs CFA volatilisés », paru dans sidwaya n° 8803 du 28au 30 décembre 2018. Emeline ZOUGMORE / TAGNABOU de la RTB quant à elle occupe la première place en catégorie radio pour son œuvre « Le permis de conduire à tout prix. Un deal mortel », diffusé le 18 décembre 2018. Chacune d’elle empochent la somme de 1 million de franc CFA, un trophée et une attestation.

Rosalie KONKOBO
Stagiaire

L’État burkinabé a pris des mesures notables pour faire respecter les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles, comme le droit international l’y oblige. Alors que le 1er juin se rapproche, nous espérons qu’il tienne sa promesse de fournir des services de planning familial gratuits et aille beaucoup plus loin afin de garantir que ces services soient véritablement accessibles, et ce de façon équitable, à toutes les femmes et les filles, peu importe où elles vivent, et que les autres obstacles qui entravent l’accès à la contraception, comme le manque d’information, soient éliminés grâce à une campagne globale de sensibilisation au niveau national.

Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale

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