Examens 2019 et insécurité : comment font ces scolaires déplacés de l’Est du Burkina ?

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : vendredi 14 juin 2019
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Education

A Fada N Gourma ou la cité de Yendabri, chef-lieu de la province du Gourma, dans la région de l’Est du Burkina, le secteur de l’éducation comme tous les autres secteurs d’activités est touché par les multiples attaques terroristes que connait le pays depuis 2016.

Le récent rapport du ministère de l’éducation du Burkina fait état de plus de 1.000 écoles et établissements post- primaire et secondaire fermés avec plus de 300.000 élèves affectés et environs 10.000 enseignants hors des classes en ce milieu d’année 2019.

La ville de Fada a alors enregistré dans ces différents établissements publics et privés, des élèves en classe d’examen venus des localités touchées par l’insécurité pour poursuivre leurs études. Ce qui n’est pas sans difficultés.

C’est difficultés, Sara et Sabdano, tous deux élèves en classe de terminale, déplacés de la Kompienga et de Pama les partagent au micro de Droit Libre TV avec beaucoup d’émotions. Par mesure de sécurité, leurs visages ne seront pas à découvert tout au long du reportage.

L’État burkinabé a pris des mesures notables pour faire respecter les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles, comme le droit international l’y oblige. Alors que le 1er juin se rapproche, nous espérons qu’il tienne sa promesse de fournir des services de planning familial gratuits et aille beaucoup plus loin afin de garantir que ces services soient véritablement accessibles, et ce de façon équitable, à toutes les femmes et les filles, peu importe où elles vivent, et que les autres obstacles qui entravent l’accès à la contraception, comme le manque d’information, soient éliminés grâce à une campagne globale de sensibilisation au niveau national.

Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale

img