Burkina : 1 582 500 FCFA collectés par le Consul de Suède au profit des déplacés internes

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : lundi 26 août 2019
CATEGORIE : Articles
THEME : Société

Les attaques terroristes ont occasionné d’importants mouvements de la population au Burkina Faso. On estime à environ 300.000 le nombre de personnes déplacées internes, qui vivent dans des conditions très difficiles en cette saison de pluie. Disséminés dans plusieurs villes du pays, les déplacés internes manquent de vivres, d’abris, de soins médicaux appropriés : leurs besoins sont énormes. C’est ainsi que plusieurs organisations de la société civiles ont lancé début août 2019, une action citoyenne humanitaire dénommée « FAISONS UN GESTE » dont le but est de collecter des dons pour venir en aide à toutes ces personnes en détresse. Le Consul du Burkina Faso en Suède a collecté la somme de 1.582.500 FCFA, qui a été remise ce jour 26 août 2019 aux initiateurs de l’action au siège de l’association Semfilms.


L’Association d’Amitié Burkina Suède, représentée pat le consul du Burkina en Suède, Sten Hagberg, a remis 1.582.500 FCFA aux organisations qui ont lancé l’action citoyenne humanitaire « FAISONS UN GESTE » en vue de soutenir les déplacés internes du Burkina, estimés à 300.000 personnes. Cette action a été lancée le 1er août 2019 par plusieurs organisations que sont entre autres l’association Semfilms, la CODEL, le Balai Citoyen, l’Association des Bloggeurs du Burkina (ABB), le Centre National de Presse Norbert Zongo (CNP-NZ), etc.

La remise de cette somme qui a eu lieu à Semfilms le 26 août 2019 était une occasion pour le Consul du Burkina en Suède, d’inviter les populations à continuer de voler aux secours des déplacés. « Nous avons été très touchés par l’initiative FAISONS UN GESTE donc on s’est rapidement retrouvé pour lancer une campagne de soutien. On a fait une collecte auprès de nos frères et sœurs burkinabè et des amis du Burkina en Suède », a expliqué le Consul honoraire du Burkina en Suède, Sten Hagberg. A travers ce don, le diplomate veut « donner l’exemple » à suivre car selon lui, la situation des déplacés est alarmante. « Que ceux qui ont des moyens consistants puissent suivre notre exemple », invite-t-il en appelant les bonnes volontés à « faire un geste ».

Un geste que Luc Damiba, président de l’association Semfilms a fortement apprécié tout en rappelant que les « besoins des déplacés restent encore énormes », par conséquent chaque citoyen est invité à « jouer sa partition, aussi petite soit-elle ». « N’attendons pas le gouvernement car les besoins sont présents », insiste-t-il avant de renchérir que c’est un devoir pour chaque Burkinabè de contribuer.


L’artiste Malika la Slameuse à travers sa Fondation Slamazone a remis également des dons composés notamment de sacs de riz, des habits, des chaussures… Visiblement émue, Malika a elle aussi saisi l’occasion pour inviter chaque citoyen a fait parler son cœur, car selon elle, cela relève d’un « devoir ».

Abdoulaye Diallo a fait le bilan les actions antérieures. Ainsi, les contributions en ligne (https://www.leetchi.com/c/faisons-un-geste) s’élèvent à 3.400 euros et celles effectuées via Mobicash et Orange Money montent à environ 700.000 FCFA. C’est cette somme qui a servi, selon Abdoulaye Diallo, à l’achat de consommables qui ont été remis aux déplacés de Barsalgho le 9 août 2019. Il a également annoncé les actions à venir qui sont entre autres la soirée des partenaires, les concerts avec les artistes et le renforcement de la campagne pour poursuivre la collecte qui s’étend jusqu’à fin octobre 2019. Il n’a pas manqué d’interpeller l’Etat sur son rôle régalien de protéger les populations tout en invitant à son tour, chaque personne à mettre la main dans la poche car les « besoins sont immenses ».

Ainsi, les diverses contributions peuvent se faire par les canaux suivants : Mobicash : 01 56 53 56 ; Orange Money : 07 69 41 41 et Internet : https://www.leetchi.com/c/faisons-un-geste.

Masbé NDENGAR

« La paix, c’est aussi l’Iran et l’Irak. Combats fratricides complexes, incompréhensibles ; où l’on ne sait plus qui est dans quel camp, tant les imbrications sont nombreuses. Mais où l’on peut retenir simplement que ces armes dont les cliquetis signifient la mort chantent aussi la tristesse pour les femmes, les enfants, les vieillards, ces armes-là, sont fournies chaque jour par ceux qui se nourrissent du sang des autres, par ceux qui jubilent lorsque le fer tue et que le feu brûle ».

Thomas SANKARA, le 17 novembre 1986 lors de la visite de François Mitterrand à Ouagadougou.

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