FILEP 2019 pour une « Afrique libre et unie »

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : mercredi 25 septembre 2019
CATEGORIE : Articles
THEME : Médias

La 8e édition du Festival international de la liberté d’expression et de la presse (FILEP), a débuté à Ouagadougou le 25 septembre 2019 et se poursuit jusqu’au 28 septembre, sous le thème : « des plumes, des micros et des caméras pour une Afrique libre et unie ». Plusieurs activités sont inscrites à l’ordre du jour. Il s’agit d’un colloque international, des expositions photos et caricatures, de la remise du prix Norbert Zongo d’investigation, des projections-débats et un concert pour clôturer l’édition 2019.

Ph : Bello

Plus de 150 participants d’Afrique et d’ailleurs ont pris part à l’édition 2019 du Festival international de la liberté d’expression et de la presse (FILEP) qui a ouvert ses portes dans la capitale burkinabè ce 25 septembre 2019. Ces participants sont venus de plusieurs pays pour parler du rôle que les médias doivent jouer pour une Afrique « libre et unie ». Pour le président du comité d’organisation, Boureima Ouédraogo, le FILEP est un espace qui « incite la nouvelle génération à reprendre le flambeau des devanciers sur le combat de la liberté et de l’unité africaine ». Il estime que c’est un devoir pour cette nouvelle génération d’éveiller les consciences endormies.

Et à Bala Alassane Sakandé, président de l’Assemblée Nationale et parrain de cette 8e édition de renchérir que « le FILEP interpelle tous à parachever le combat des panafricanistes » comme Lumbumba, Mandela, Nkrumah, Sankara, etc. il estime également que les médias africains ont pour devoir de soigner l’image de l’Afrique que les médias occidentaux présentent souvent de travers, alors que ce continent est « plein de talent ».

Alassane Bala Sakandé n’a pas manqué non plus de fustiger les médias qu’il qualifie de « média de haine ». Comme il fallait s’y attendre le nouveau code électoral s’est invité au débat et le parrain a saisi l’occasion pour justifier une fois de plus le bien-fondé dudit code.

Le Pr. Bassile Guissou avait pour tâche de s’entretenir sur le thème mais s’est fait représenter pour cause de maladie. Dans sa communication, livrée par Firmin Diallo, son représentant, il a fait savoir qu’il « n’existe pas de presse neutre, politiquement incolore et inodore ». Pour lui, toutes les presses sont au service juste ou injuste, nobles ou ignobles ». L’Afrique, d’après Basile Guissou, doit être mieux armée par l’Union Africaine (UA) dans la bataille médiatique. Malgré ce que ce continent qu’il qualifie de « vierge » connait comme difficulté, l’ancien ministre sous la révolution pense que « rien n’est perdu ».

Masbé NDENGAR

« Le rôle des intellectuels n’est pas de participer à la lutte pour le pouvoir. Encore moins de chercher à l’exercer. Leur rôle est, précisément, de se dessaisir autant que possible de tout pouvoir, de renoncer à l’exercice de tout magistère. Il n’est pas d’interpeller qui que ce soit. Il est de se faire, pour une fois, les maîtres de l’ascèse. »

Achille MBEMBE, historien et politologue camerounais in « Le lumpen-radicalisme et autres maladies de la tyrannie », publié dans le MONDE Afrique

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