Mali : La Maison de la presse solidaire du journaliste Malick Konaté victime de menaces

PAYS : Mali
DATE DE PUBLICATION : mardi 23 juin 2020
CATEGORIE : Articles
THEME : Médias

A travers ce communiqué ci-dessus, la Maison de la presse du Mali réitère son soutien et sa solidarité journaliste Malick Konaté, par ailleurs président de l’Association des blogueurs du Mali, qui fait l’objet des menaces et d’intimidation.

La Maison de la presse, inquiète de la montée en flèche de l’intimidation, de la menace et de l’agression dont certains s’arrogent le droit au Mali au mépris de l’Etat de droit et de la dignité humaine, met en garde les auteurs de ces pratiques contre tout attentat contre des journalistes et bloggeurs.

La Maison de la presse exprime sa solidarité agissante à Malick Konaté, journaliste et président de l’Association des bloggeurs du Mali (ABM), victime de menaces et d’intimidations de la part d’une citoyenne et d’un membre de sa famille.

A l’instar de l’ABM, la Maison de la presse réitère que M. Konaté n’a fait que son travail de journaliste dans les règles de l’art ; que son rôle n’est pas de plaire ou de déplaire, mais de tremper la plume dans la plaie ; qu’au demeurant, des voies de recours légales s’offrent au citoyen qui se sent lésé par des articles dans la presse ou des publications sur les réseaux sociaux.

La Maison de la presse interpelle les autorités du pays sur ce cas afin de prévenir tout dérapage.

La Maison de la presse profite de cette circonstance malheureuse pour inviter l’ensemble de la corporation à avoir une pensée émue pour Birama Touré, journaliste au Sphinx, disparu depuis le 29 janvier 2016, sans aucune trace jusque-là.

Ensemble soutenons nos confrères brimés d’ici et d’ailleurs pour que chaque journaliste ou blogueur n’ait pas son tour chez le coiffeur !

Bamako, le 23 juin 2020
Le président de la Maison de la presse
Dramane Koné

« Le rôle des intellectuels n’est pas de participer à la lutte pour le pouvoir. Encore moins de chercher à l’exercer. Leur rôle est, précisément, de se dessaisir autant que possible de tout pouvoir, de renoncer à l’exercice de tout magistère. Il n’est pas d’interpeller qui que ce soit. Il est de se faire, pour une fois, les maîtres de l’ascèse. »

Achille MBEMBE, historien et politologue camerounais in « Le lumpen-radicalisme et autres maladies de la tyrannie », publié dans le MONDE Afrique

img